ITINERAIRE TECHNIQUE POUR LA PRODUCTION DU COMPOST EN SEPT (07) JOURS

I. OBJECTIF

Cette méthode est une alternative pour les producteurs et productrices qui n’ont pas assez d’eau disponible pour produire le fumier en saison sèche et d’augmenter le rendement de production pour assurer une alimentation quantitative et qualitative et saine pour les populations.

II. LES MATERIAUX A UTILISER

III. LA METHODE DE PRODUCTON

Etape I

Dans un premier temps on mélange les excréments des animaux

Ce mélange I sera donc entassé et damé puis couvert par un sac plastique. Ceci restera couvert pendent 4 jours et sous l’ombre.

NB le mélange ne doit être ni trop humide, ni trop sec.

Etape II

A la 2ème étape, après 4 jours, il s’agit de remuer le tas puis ajouter la drèche sèche de ‘bilibili’ et la terre de la termitière pilée ou réduite en poudre. Le mélange I et II seront remué ensemble, entassé et damé avant d’être couvert de plastique. Ce dernier sera aussi placé à l’ombre et couvert pendant trois à quatre (3 à 4) jours au maximum et le compost est mûr.

Etape III

Après le septième jour le compost est donc prêt et sera conditionné dans des sacs après séchage à l’ombre. Ces sacs seront conservés dans un magasin jusqu’à son utilisation.

Il se peut que vous n’avez pas assez des fientes de la volaille ou des terres de termitière ou encore de la drèche de Bili-Bili : comment résoudre ce déficit ?

IV. MODE D’EPANDAGE

Ce genre de fumier est utilisé le plus souvent dans les techniques de zaï ou bien on enfouit directement au pied de la plante. Pour chaque poquet, une quantité de 0.2 à 0.4 kg est sollicitée. Pour un hectare de maïs il faut mobiliser au 60 sacs de fumier de 80 kg pour un sol assez pauvre soit 3 à 6 tonnes à l’hectare.

Expériences vécue

Nous avons vulgarisé cette méthode dans les villages victimes de l’exploration de l’Uranium (Madadjang, Teubang et Zahbili) dans le Département de Lac-Léré, Province du Mayo-Kebbi Ouest.

En 2011 nous avons commencé avec un nombre de 46 femmes, à nos jours beaucoup des femmes maitrisent les techniques qui se diffusent de plus en plus dans le milieu et les villages voisins. Les femmes de Loumbouri sont championnes en ce compost.

En mai 2022, une équipe du Tchad a porté ce compost au Burkina lors du voyage d’échange organisé par SWISSAID_Tchad dans le cadre du projet « Résilience des Petits Producteurs Agricoles ». Les agents de l’ANADER des 2 Logone, Tandjilé, Moyen-Chari et le Mandoul formés en novembre 2022, nombreux sont ceux qui maîtrisent et son en leur première expérience, mais une satisfaction pour les maraîchers.

NB : Nous conseillons vivement la mise en pratique de cette recette à la portée de tous. L’actualisation de cette version est en cours pour rendre davantage plus simple pour les producteurs car c’est à eux et pour eux que nous nous battons.